Finalement de retour.
La vie est un jeu de hasard. Le changement, rien de plus significatif que ce mot. Les Jours défilent, les gens évoluent, le temps semble s'être accéléré... Et je contemple depuis mon sommet embrumé, le regard vide, vide d'envies, de sentiments et d'ambition, la vie qui m'habitait autrefois et qui désormais m'a délaissé.
Je suis quelqu'un de vide, une coquille creuse sans écho si on la lance au sol, qui ne rebondira pas, qui se contentera d'accepter la fatalité qui pèse depuis trop longtemps déjà.
Il était peut-être temps, c'était peut-être ça la paix intérieur... Le néant, le laissé-passé de la mélancolie, le presque rien. Puis, l'attente de l'explosion, de l'élément de résolution qui ne viendra probablement jamais.
Alors il ne restera plus qu'à se faner, comme une fleur à laquelle on aurait arraché la tige. Elle savoure les quelques flôts de liquide vital qui coulent en elle, sachant pertinemment qu'il ne lui en restera pas assez pour pouvoir regoûter aux douces journées d'été.
Ainsi elle dépérit, se dégrade. Et bientôt, tout le monde aura oublié qu'autrefois, la vie dans la couleur de ses pétales était sans égale..
Photo: Le poète mort porté par le centaure - Gustave Moreau
La vie est un jeu de hasard. Le changement, rien de plus significatif que ce mot. Les Jours défilent, les gens évoluent, le temps semble s'être accéléré... Et je contemple depuis mon sommet embrumé, le regard vide, vide d'envies, de sentiments et d'ambition, la vie qui m'habitait autrefois et qui désormais m'a délaissé.
Je suis quelqu'un de vide, une coquille creuse sans écho si on la lance au sol, qui ne rebondira pas, qui se contentera d'accepter la fatalité qui pèse depuis trop longtemps déjà.
Il était peut-être temps, c'était peut-être ça la paix intérieur... Le néant, le laissé-passé de la mélancolie, le presque rien. Puis, l'attente de l'explosion, de l'élément de résolution qui ne viendra probablement jamais.
Alors il ne restera plus qu'à se faner, comme une fleur à laquelle on aurait arraché la tige. Elle savoure les quelques flôts de liquide vital qui coulent en elle, sachant pertinemment qu'il ne lui en restera pas assez pour pouvoir regoûter aux douces journées d'été.
Ainsi elle dépérit, se dégrade. Et bientôt, tout le monde aura oublié qu'autrefois, la vie dans la couleur de ses pétales était sans égale..
Photo: Le poète mort porté par le centaure - Gustave Moreau